L’UCLouvain, l’université francophone située à Louvain-la-Neuve, s’est dotée d’un nouveau laboratoire hautement sécurisé, parfaitement équipé pour étudier des agents pathogènes dangereux ou émergents.
Capable d’analyser avec une infime précision le comportement de certains des organismes les plus dangereux, ce nouveau laboratoire ouvre une infinité de perspectives. Quelques mots d’explication…
Un haut niveau de biosécurité
Le caractère particulièrement remarquable de cette infrastructure tient à la combinaison de deux facteurs. Tout d’abord, il faut savoir que les laboratoires sont classés selon différents niveaux de biosécurité (BSL, pour Biosafety Level), allant de BSL-1, le niveau le plus faible, à BSL-4, le plus élevé. Celui de l’UCLouvain relève du niveau BSL-3, ce qui implique le respect d’une série d’exigences strictes : contrôle d’accès physique très restrictif, ventilation spécifique, dispositifs de confinement conçu pour limiter autant que possible la formation d’aérosols, équipements de protection individuelle adaptés, personnel dûment formé et règles claires pour les procédures. Par exemple, aucune personne n’est autorisée à pénétrer seule dans le laboratoire. L’équipe de recherche doit toujours opérer en binôme et porter une combinaison de protection intégrale ainsi qu’un masque facial.
Des microscopes à force atomique (AFM)
Deuxième élément notable : le laboratoire est équipé de microscopes à force atomique (AFM). Dotés d’aiguilles plus fines que celle d’un tourne-disque, ces instruments permettent aux scientifiques d’observer la manière dont les agents pathogènes s’attachent aux cellules et d’identifier les points faibles qui pourraient être ciblés lors du développement de futurs traitements ou vaccins. L’un des microscopes de l’UCLouvain est un modèle de toute dernière génération. Selon l’université, seul un autre laboratoire au monde présente un niveau de biosécurité BSL-3 et utilise des AFM.
Nous avons bon espoir que l’équipe de recherche dirigée par les professeurs David Alsteens et Anika Gillis puisse contribuer à lutter contre les virus et autres agents pathogènes et ainsi tuer dans l’œuf les pandémies d’aujourd’hui et de demain.