L’UZ Leuven et la KU Leuven développent un test révolutionnaire de dépistage du cancer
Un seul et unique test sanguin sensible, combinant le dépistage classique des mutations avec l’analyse des fragments d’ADN permet de détecter différents types de cancer avec une précision jamais atteinte, à un stade précoce et de manière nettement moins invasive. Une prouesse médicale de l’UZ Leuven et de la KU Leuven.

Actuellement, les tissus ou cellules du corps sont généralement examinés par biopsie pour déceler une éventuelle mutation génétique. Toutefois, cette technique ne donne qu’un aperçu partiel de la situation, s’avère parfois invasive, voire impossible si la tumeur est difficilement accessible, par exemple.
En revanche, le test sanguin développé à Louvain offre une série d’avantages. En effet, il détecte à la fois les altérations génétiques et épigénétiques, c’est-à-dire simultanément les mutations susceptibles de causer un cancer, mais aussi les modifications dans l’ordre des fragments d’ADN au sein de la cellule. En outre, ce test est moins contraignant et peut être répété, ce qui permet dès lors d’assurer un suivi de l’évolution de la maladie, d’évaluer l’efficacité des traitements, de les ajuster si nécessaire et de détecter plus tôt une éventuelle récidive. Dans un premier temps, le test sera destiné aux patients présentant un risque héréditaire particulièrement élevé de cancer. Des études sont actuellement menées sur des patients atteints d’un cancer du sein, de cancers colorectaux, endocriniens ou de leucémies. À terme, l’ensemble de la population pourrait être dépisté à titre préventif.
L’entreprise de biotechnologie OncoDNA basée à Charleroi dispose de la licence exclusive pour commercialiser ce test dans le monde entier. Le produit pourra faire ses premiers pas en pratique clinique dès la fin 2026.