Sur base de scanners oculaires, des chercheurs de la KU Leuven ont réussi à prédire les risques d'infarctus pouvant survenir dans les douze mois. Cette importante avancée est à présent rendue permise grâce au traitement d’un ensemble de données par intelligence artificielle.
Cette nouvelle technique qui devrait révolutionner la détection des problèmes cardiaques, on la doit à une équipe internationale de chercheurs menée par le professeur Alex Frangi de la KU Leuven. Car si l’on savait déjà que de légères modifications des petits vaisseaux sanguins de la rétine pouvaient s’avérer être des signes avant-coureurs d’une maladie cardiovasculaire, jamais le monde médical n’avait eu les moyens de déceler les risques d’infarctus de façon aussi précise.
Concrètement, le diagnostic se base sur l’analyse de scans de la rétine associés à un ensemble de données telles que l’âge et le sexe. L’avancée ne réside pas tant dans le matériel utilisé, puisque les scanners rétiniens utilisés sont ceux que l’on retrouve habituellement dans les cabinets des ophtalmologues, mais bien dans le traitement des données par un système d’intelligence artificielle (IA).
Ce système IA mis en place par les chercheurs belges parvient en effet à lier précisément et automatiquement l’aspect des vaisseaux sanguins de la rétine à des risques potentiels de maladies coronariennes. Cela permet donc d’orienter rapidement et préventivement des patients à haut risque avec une précision de 70 à 80 %.
Sachant que les maladies cardiovasculaires représentent la première cause mondiale de mortalité prématurée, cette nouvelle technologie, peu couteuse de surcroit, devrait très certainement être vulgarisée dans le monde entier.