Le traitement en Belgique d’une malformation vasculaire in utero : Une première mondiale !
Pour la première fois au monde, une malformation lymphatique a été traitée grâce à un médicament administré directement à la maman pendant sa grossesse.

Les malformations vasculaires impactent grandement la qualité de vie des personnes atteintes et nécessitent des prises en charge très spécifiques.
Les équipes du Centre des malformations vasculaires et du Service d’obstétrique des Cliniques Saint-Luc ainsi que du laboratoire de génétique moléculaire humaine de l’Institut de Duve à l’UCLouvain, ont traité in utero un fœtus atteint d’une malformation lymphatique.
Les résultats de cette intervention exceptionnelle sont publiés dans la revue « Nature Cardiovascular Research ». Considérées comme des maladies rares, les malformations lymphatiques sont des lésions composées de vaisseaux lymphatiques anormaux. Les patients atteints par ces malformations souffrent de déformations, de douleurs importantes, d’impotences fonctionnelles, de faiblesses musculaires et de saignements. Leur qualité de vie est considérablement dégradée.
Pour la première fois au monde, la malformation vasculaire a été traitée in utero via un médicament (Sirolimus) directement administré à la maman pendant sa grossesse pour atteindre le fœtus à travers la barrière placentaire.
Via des ponctions du cordon fœtal lors du traitement, l’équipe a pu mettre en évidence une correspondance entre les prises du Sirolimus chez la maman et le dosage de ce médicament dans le sang fœtal. Il s’agit d’une avancée majeure pour la prise en charge de fœtus souffrant de malformations vasculaires importantes.
Débutée il y a 6 ans, cette prise en charge multidisciplinaire s’est accompagnée d’un suivi au long cours et aujourd’hui, l’enfant se porte bien et poursuit une croissance normale.
Cette prouesse médicale belge ouvre de nombreuses réflexions dans d’autres disciplines sur la possibilité d’initier des traitements le plus tôt possible.