Le projet FREE, production continue des énergies renouvelables
Cinq universités belges (ULB, UCL, UMons, VUB et UGent) collaborent pour réaliser le stockage chimique de l’électricité provenant des panneaux photovoltaïques et des éoliennes afin de la rendre disponible continuellement. Tel est l’objectif poursuivi par le projet interuniversitaire FREE.

L'UCL, l'ULB, l'UMons, la VUB et l'UGent agissent ensemble pour réaliser le projet FREE (Flexible eneRgy vEctors of the futurE) soutenu par Engie Electrabel et le Fonds de la recherche scientifique (FRS-FNRS). L’initiative a été lancée en avril 2016 par les professeurs Hervé Jeanmart (UCL) et Francesco Contino (VUB).
Le projet FREE vise à permettre le stockage d’énergie pour une utilisation ultérieure, dans le cas où les panneaux photovoltaïques et les éoliennes ne seraient pas suffisants pour produire de l’électricité renouvelable en continu. Il existe de nombreuses sortes de stockage mais la plus prometteuse reste le stockage chimique. Cependant, ce dernier n’a pas encore atteint un degré de maturité suffisant.
Les équipes universitaires de recherche en énergie, thermodynamique, moteur et chimie vont collaborer avec diverses entités du Groupe Engie Electrabel en Belgique. Celui-ci promeut la recherche scientifique en collaborant notamment avec le monde académique belge. Son programme de recherche et innovation s’appuie sur les défis de la transition énergétique.
Le stockage chimique consiste à utiliser le surplus d’électricité récolté au cours des phases de surproduction de l’éolien et des panneaux photovoltaïques, pour générer de l’hydrogène par le procédé de l’électrolyse de l’eau. Cet hydrogène sera par la suite utilisé ou transformé pour la composition de méthane, de méthanol ou d’ammoniac. De telle sorte que ceux-ci seront préservés sous aspect liquide ou gazeux et pourront être exploités pour la production électrique en cas de manquement. Le projet FREE permettra de perfectionner ce rendement de combustible pour en faire usage lorsque la demande se fait pressante. Ce réseau électrique constitue actuellement un grand enjeu dans le domaine de l’énergie.
Trois axes de recherche sont envisagés : le premier met sur pied une étude sur les recherches déjà réalisées dans le domaine de stockage d’électricité renouvelable (par l’UCL), le second étudie l’efficience des combustibles dans un moteur à gaz (par l’UCL , la VUB et la UGent), et le troisième étudie la hausse du CO2 diffusé par les turbines à gaz (par l’ULB, l’UMons et la VUB).