Le centre de recherche imec à Louvain, pierre angulaire de l’écosystème mondial des puces de demain

25/03/2026

Les micromètres et nanomètres sont des unités de mesure courantes, mais avez-vous déjà entendu parler des angströms ? Le centre de recherche imec, basé à Louvain, a récemment installé le premier module de la machine de lithographie EUV à haute ouverture numérique (High NA EUV), ouvrant ainsi la voie à la production des prochaines générations de puces mémoire et processeurs à l’échelle atomique. Imec fait ainsi office de pionnier européen.

La révolution numérique continue de s’accélérer à un rythme effréné. Dans ce domaine, imec est un acteur mondial majeur, spécialisé dans la production de semi-conducteurs à la pointe de la technologie. Avec l’arrivée de la machine de lithographie EUV NA, développée en collaboration avec l’entreprise néerlandaise ASML, un nouveau chapitre s’ouvre. Le processus nécessite les éléments suivants : faisceaux laser, lentilles, miroirs et plaquette de silicium.

Mais que signifie cette étrange combinaison de lettres ? La technologie EUV, pour Extreme Ultraviolet, permet de graver, en une seule exposition, des milliards de motifs de quelques dix-millièmes de micromètres (ou « angströms ») sur une plaquette de silicium. L’ouverture numérique (NA pour Numerical Aperture) détermine la quantité de lumière EUV captée et concentrée par les lentilles. Plus cette ouverture est grande, plus les détails des motifs deviennent précis. La taille infime des motifs des puces électroniques, invisibles à l’œil nu contraste avec les machines toujours plus grandes et plus lourdes que conçoit imec. C’est en effet la seule voie possible pour développer ce type de semi-conducteurs minuscules et ultrafins.

Représentant un investissement total de 2,5 milliards d’euros, cette innovation devrait sans aucun doute porter ses fruits, car elle permettra à l’industrie européenne des puces de façonner l’avenir de l’intelligence artificielle partout dans le monde.