KU Leuven : « Les AVC nécessitent une rééducation personnalisée »

15/01/2026

Un accident vasculaire cérébral, qu’il s’agisse d’une hémorragie ou d’un infarctus, provoque de sévères troubles cognitifs. La KU Leuven a découvert que, outre la zone touchée dans le cerveau, l’état de santé du cerveau et le niveau d’éducation de la personne conditionnent également les séquelles et la convalescence. Le mot d’ordre : la personnalisation des soins.

La survenue d’un AVC laisse généralement de graves lésions cérébrales. La parole, le calcul, la mémoire, la concentration et d’autres fonctions du cerveau deviennent autant d’épreuves. Jusqu’il y a peu, la sévérité des symptômes était attribuée à la partie du cerveau dans laquelle le caillot s’était formé ou l’hémorragie s’était produite. Toutefois, nous savons désormais que des facteurs autres que la zone du cerveau influent tout autant sur les lésions cérébrales occasionnées : c’est ce qu’a révélé l’analyse d’un test standardisé réalisé auprès de 2 172 victimes d’AVC, jeunes et moins jeunes. En effet, plus la personne est instruite et stimulée intellectuellement avant l’accident, plus son cerveau sera protégé lorsqu’il se produit. Ce concept s’appelle la réserve cognitive.

L’équipe de recherche de la KU Leuven a identifié des schémas récurrents dans le type de symptômes et les a alors compilés pour définir 13 profils. Ces profils permettent une prise en charge ciblée, une personnalisation des soins qui se révèle d’une importance capitale pour la convalescence.

Toutefois, comme le dit le proverbe, mieux vaut prévenir que guérir ! Voici donc cinq bonnes habitudes à adopter pour mettre toutes les chances de votre côté et garder votre cerveau au top de sa forme : une alimentation saine, une activité physique régulière, un repos suffisant, le maintien des liens sociaux et la pratique d’exercices de stimulation cognitive.