Rita Mulier, une pionnière très appréciée de la lutte pour les droits des femmes

Née le 20 juin 1934 à Courtrai, en Flandre occidentale, Margareta « Rita » Mulier a mené une vie longue et influente, ouvrant la voie à de nombreuses avancées en matière de droits des femmes en Belgique. Retour sur la vie d’une féministe belge véritablement remarquable.
En effet, en 2002, elle a été récompensée pour sa contribution à la société belge et anoblie au rang de baronesse ; elle a choisi comme emblème « du pain et des roses », symbolisant ainsi son combat pour l'égalité des droits sur le papier, mais aussi la beauté et la reconnaissance d'une vie digne pour les femmes.
Pour commencer, elle a cofondé et présidé le Vrouwen Overleg Komitee (Comité de concertation des femmes) en 1972. La même année, le 11 novembre, elle a invité Simone de Beauvoir à Bruxelles, ce qui a donné lieu à une affluence massive lors de la première Journée nationale des femmes organisée par le VOK. Celle-ci était célébrée chaque année à la même date et a été rebaptisée « Journée du féminisme » en 2023 par Furia, l’organisation qui a succédé au VOK. Ce changement de nom visait à refléter l’inclusivité de genre.
Elle n’était pas seulement une battante, mais aussi une femme très intelligente, comme en témoigne le doctorat en droit qu’elle a obtenu à l’Université catholique de Louvain en 1957, après quoi elle a effectué un stage au barreau de Louvain.
Mais son rôle le plus remarquable, peut-être, était encore à venir. En 1991, Rita Mulier est devenue la toute première fonctionnaire chargée de l’émancipation au sein de l’administration flamande.
Sans oublier le métier le plus gratifiant de tous : Mme Mulier était mère de pas moins de six enfants.
Rita est décédée le 20 avril 2026, laissant derrière elle un héritage d’une valeur inestimable pour les femmes. On se souviendra longtemps d’elle et elle nous manquera cruellement.