Hommage à Anthony Van Dyck à New-York!

01/03/2016

La Frick Collection, musée situé sur la 5ième Avenue de New-York a décidé de rendre hommage à Anthony Van Dyck, lui consacrant une exposition intitulée « Van Dyck : The Anatomy of Portraiture », qui se déroulera du 2 mars au 5 juin 2016.

Avec près de 100 œuvres, cet événement sera la première grande exposition consacrée à  ce peintre du 17ième depuis l’exposition à la National Gallery of Art de Washington, dans les années 1990. Elle se veut aussi l’examen le plus complet de son processus créatif en tant que portraitiste, juxtaposant dessins préparatoires aux gravures, et peintures, dont certaines restent inachevées.

L’exposition couvre la durée de la carrière de van Dyck, y compris ses premières oeuvres, alors jeune prodige fortement influencé par Peter Paul Rubens ; sa période italienne ; et enfin sa période anglaise, durant laquelle il florissait à la cour du roi d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlandes (1625-1649), Charles Iier. L’exposition est organisée par Stijn Alsteens, conservateur au Metropolitan Museum of Art, et par Adam Eaker,  curateur à la Frick Collection.

Artiste prolifique et grand favori des collectionneurs au cours de l’Age d’Or, Van Dyck (1599-1641) est parmi les mieux représentés à la Frick Collection. Huit de ses œuvres s’y trouvent, mais elles ont été entreposées durant des années. Pour cette exposition, six d’entre elles seront exposées, y compris des chefs d’œuvres tels que le portrait du peintre animalier Frans Snyders et son épouse, Margareta de Vos. Le reste provient de prêts, notamment le Portrait du cardinal Guido Bentivoglio, arrivant pour la première fois du Palazzo Pitti de Florence.

Selon Xavier F. Salomon, curateur en chef du musée, il est pertinent de s’intéresser à l’œuvre de Van Dyck aujourd’hui. En effet, à l’époque, l’élite sociale affluait chez ce peintre afin de disposer de leur portrait instantanément et de l’exposer à d’autres. Aujourd’hui, la société est obsédée par les selfies, ces autoportraits partagés avec autrui. L’époque de Van Dyck était en quelque sorte une ère de pré-selfies, « il y avait un dialogue entre le portraitiste et le modèle. Il les préserve pour l’éternité », ajoute Salomon.