Cannes, forcing belge une fois

08/07/2021

Avec sa 74e édition qui débute à Cannes, le plus important festival du cinéma mondial renoue avec ses habitudes après une interruption due à la crise sanitaire. Cette année, c’est le 17 juillet que les prix, dont la fameuse Palme d’or, seront distribués. Notre pays a toutes ses chances.

En effet, nous serons particulièrement bien représentés, tant par nos films que par nos acteurs et actrices. «Les Intranquilles» de Joachim Lafosse figure en lice avec 24 producteurs pour la Palme d’or. Côté interprètes, il est certain que notre compatriote Virginie Efira ne passera pas inaperçue dans le rôle de la nonne sensuelle et mystique «Benedetta» de Paul Verhoeven (réalisateur, entre autres succès, de «Basic instinct»). «Un monde» de Laura Wandel dans la catégorie Un certain regard, qui vise à mettre à l’honneur des œuvres audacieuses et originales de cinéastes encore peu connus, devrait lui aussi retenir l’intérêt par son interprétation de la vie des écoliers à travers le regard d’une enfant.

 

Retenons aussi «Mon légionnaire» dans lequel Rachel Lang conte l’histoire des hommes qui se battent pour la France et de leurs femmes qui luttent pour garder leur amour bien vivant. Il s’agit de son deuxième long métrage, produit par la société belge Wrong Men avec le soutien du Centre du cinéma de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il sera présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Et, issu de la même société de production, pour la Semaine de la critique, qui se consacre à la découverte des jeunes talents, en mettant à l’honneur des premiers et deuxièmes films : «Rien à foutre», consacré au  quotidien d’une hôtesse de l’air d’une compagnie low cost, a été sélectionné. Il s’agit du premier long métrage de Julie Lecoustre et Emmanuel Marre avec Adèle Exarchopoulos à l’affiche. Espérons donc qu’avec tout ce talent, le cinéma belge créera la surprise sur la Croisette