Une start-up gantoise surveille l'industrie offshore à travers le monde

06/08/2025

Des câbles électriques sous-marins ou des connexions en fibre optique ont été endommagés accidentellement ou peut-être sabotés volontairement ? La start-up gantoise Marlinks peut les repérer. Les mouvements suspects qui ont lieu à proximité peuvent également être signalés.

La mer du Nord, au large de la côte belge, est sans doute la zone de navigation la plus dense au monde. Cela fait de notre pays une véritable nation maritime avec Anvers et Zeebrugge comme fers de lance de l'activité économique. À cela s'ajoute dans cette partie sud de la mer du Nord un vaste enchevêtrement de câbles électriques, de pipelines et de connexions en fibre optique enfouis sous au moins un mètre de sable. Pour l'approvisionnement en électricité entre la Flandre et la Grande-Bretagne, pour l'internet ou pour permettre aux éoliennes en mer de communiquer avec le continent.

Une infrastructure cruciale qui est en même temps très vulnérable. Bien que les fils électriques en cuivre soient bien isolés dans une couche de plomb, ils risquent d'être endommagés par les ancres des navires ou, pire encore, d'être sabotés. Avec des millions d'euros en frais de réparation. Les câbles en fibre optique présentent toujours de petites imperfections qui réfléchissent la lumière. En envoyant des impulsions laser en continu, Marlinks peut mesurer trois choses à quelques mètres près : à quelle profondeur se trouvent les câbles et donc quelle est leur température à cette profondeur, s'ils bougent en raison d'une cause naturelle ou provoquée, comme un plongeur, un drone sous-marin ou un navire en mouvement, et s'il y a un court-circuit sur le circuit.

Une technologie avancée parmi les meilleures au monde qui peut également être utilisée à des fins de défense.